
Illustratrice talentueuse basée à Lausanne, Amélie Touchet s’est fait connaitre en illustrant ses lieux préférés du canton de Vaud. Rencontre avec cette créative tombée amoureuse de notre région dès son arrivée en Suisse !
Amélie, peux-tu nous raconter ton parcours ?
Je suis française, originaire de la Sarthe, entre Angers et Le Mans. J’ai commencé par des études de photographie, puis j’ai poursuivi en graphisme à Orléans. Lors de ma dernière année, j’ai eu l’opportunité de partir six mois à l’étranger et j’ai choisi Montréal. Ce séjour a été une révélation : j’ai adoré la ville et décidé d’y revenir pour travailler.
Comment as-tu découvert l’illustration ?
En arrivant à Montréal, j’ai travaillé en agence de publicité comme graphiste. Mon premier projet a été une affiche illustrée. Ça m’a demandé beaucoup de travail, mais j’y ai pris tellement de plaisir que j’ai commencé à explorer l’illustration parallèlement au graphisme.
Pourquoi avoir quitté Montréal pour Lausanne ?
Avec mon copain, on avait envisagé de rentrer en France après plusieurs années au Canada. Mais des amis nous ont suggéré la Suisse. On ne connaissait pas du tout, alors on a regardé une carte et choisi Lausanne un peu au hasard ! Finalement, on a tout vendu au Canada et on est arrivés ici avec deux valises, sans emploi. En quelques semaines, on avait tous les deux trouvé du travail, et on a décidé de rester.
Comment es-tu devenue illustratrice indépendante ?
J’ai commencé à travailler en agence à Genève, en mêlant photographie, graphisme et illustration. Mais au bout de deux ans, j’ai eu envie d’être à mon compte. J’avais déjà plusieurs commandes et l’envie de me concentrer sur l’illustration à plein temps. Depuis deux ans, je vis de mes projets en tant qu’indépendante.
D’où vient ton intérêt pour l’illustration du canton de Vaud ?
En arrivant, je suis tout de suite tombée amoureuse de Lausanne et du canton. Quand je me baladais, je faisais des photos des endroits que je visitais et qui me plaisaient. J’ai vite eu envie de les illustrer: Plateforme 10, l’architecture, le Léman, les transports publics… Je faisais ça par plaisir, puis j’ai remarqué que les gens appréciaient voir des lieux qu’ils connaissent illustrés. De fil en aiguille, j’ai commencé à travailler avec l’office du tourisme, des musées et d’autres institutions locales.

Comment définirais-tu ton style ?
On me dit souvent qu’il rappelle la belle époque. J’utilise des couleurs et textures particulières qui me sont propres. Mon style continue d’évoluer, mais j’essaie de garder une touche personnelle reconnaissable.
Pour moi, la passion, c’est se lever le matin avec enthousiasme à l’idée de commencer une nouvelle création. C’est aussi oublier le temps qui passe quand on travaille, ne pas voir une journée de travail comme une contrainte, mais comme un plaisir.
Quelle est ta définition de la passion ?
Pour moi, la passion, c’est se lever le matin avec enthousiasme à l’idée de commencer une nouvelle création. C’est aussi oublier le temps qui passe quand on travaille, ne pas voir une journée de travail comme une contrainte, mais comme un plaisir. La passion, c’est ce qui me pousse à illustrer le week-end, sans pression, juste parce que j’aime ça. C’est aussi se challenger, essayer de nouvelles choses, explorer sans cesse son propre univers.
Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui veut se lancer dans une voie créative ?
Trouver un sujet qui passionne et persévérer. Faire des séries plutôt que des créations isolées aide à progresser et à voir son évolution. Et surtout, travailler beaucoup en prenant du plaisir !
Qu’est-ce qui pourrait te faire perdre l’envie de créer ?
Peut-être le manque de défi ou de nouveauté. J’ai déjà connu des périodes de blocage, mais j’ai compris qu’il suffit parfois d’un peu de recul ou d’un changement d’environnement pour relancer la créativité. Je prends souvent mon vélo pour aller voir les Terrasses de Lavaux ou me balader au bord du lac, et ça me redonne de l’inspiration.
Quels sont tes projets à venir ?
J’ai plusieurs fresques murales et cartographies en cours. Chaque année, j’aime aussi faire une collaboration. Cette fois, ce sera avec mon copain qui fait de la menuiserie, pour allier illustration et bois.
Ton mot de la fin ?
Je veux continuer à illustrer le canton et explorer de nouveaux lieux. Tant que j’ai du plaisir à créer, je suis heureuse !
Pour découvrir l’univers et le travail d’Amélie, rendez-vous sur son site: amelie-touchet.com
