Sandra
Après ma maturité, j’ai fait un stage de design de bijoux chez un grand joaillier et j’ai adoré ça. J’ai donc présenté un dossier pour le concours d’admission aux Arts Appliqués. Vu mon parcours et ma passion pour l’art, je me suis dit que ça allait le faire et que ma candidature ne devrait pas poser de souci. Et là, j’ai reçu une répons négative… Pendant une année, j’ai donc pris des cours supplémentaires de dessin, j’ai mis le paquet en me disant que cette fois serait la bonne, qu’il fallait que ça passe ! Je représente le concours une deuxième fois et… à nouveau recalée. Quand j’ai reçu la lettre de refus, j’ai cassé tout ce que j’avais dans ma chambre, pour moi c’était juste inconcevable que je ne puisse pas avancer dans cette voie. Et là je me suis dit : soit tu es là à rien faire et ta vie s’arrête, soit tu te débrouilles et tu vas chercher ce que tu veux. Alors j’ai pris le bus, je suis allée aux Arts Déco. J’ai vu une classe marquée « dessin de bijoux », j’ai frappé et suis rentrée en plein cours. Le prof m’a regardé et m’a demandé ce que je voulais, alors je lui ai dit : « Écoutez, voilà mon dossier, je sais que je veux faire ça mais ça fait deux fois que votre école me refuse et il faut vous débrouiller pour m’aider parce que je veux rentrer dans votre école ! ». Quand je lui ai montré tout ça, vu ma motivation, il m’a arrangé un rendez-vous avec le doyen. J’ai finalement pu rentrer dans l’école.
Depuis, j’ai la « niaque » dans mon job, j’ai tiré ça de cet évènement là. Et pour moi c’est quelque chose de très important. Avec les jeunes surtout, chaque fois qu’ils font face à un échec, qu’ils se disent que c’est la fin de quelque chose, moi je me dis à chaque fois que c’est une opportunité d’un nouveau départ. C’est devenu ma philosophie de vie.
Sandra, rencontrée à Coworking Society à Morges, où elle développe Bizzy, un objet destiné à aider les parents à gérer le temps d’écrans de leurs enfants
Précédent:
« Pierre-AntoineSuivant:
Nano »Autres histoires de Vaudois·es
Dans quelle localité souhaitez-vous vous rendre ?
Portrait confiné
Patricia
« Hier, j'ai réussi à ne pas regarder les infos. Ces dernières sont tellement pesantes, spécialement pour les gens de mon âge... »
Portrait
Julien
« Avec plusieurs fractures au niveau du crâne, mon cerveau a été atteint et j’ai dû réapprendre à faire des phrases, à me faire comprendre. »
Portrait confiné
Caroline
« Ma passion, c’est de rassembler des informations et de connecter les gens entre eux. »
Article
Julien
« J’ai toujours ressenti l’envie d’être indépendant. De créer mon propre projet, un lieu qui me ressemble. »
Portrait
Magaly
« Peu importe qui sont les gens, chacun·e mérite de pouvoir avancer dans sa vie sans se que l’on se soucie de son parcours. »
Portrait
Laetitia
« Quand on est dans l’ambiance du voyage, je ne sais pas si on est conscient de tout ce que l’on fait. Avec le recul, ça parait un peu fou, trois étudiantes seules dans une aventure pareille, je ne sais pas si on le referait ! »
Article
Marie-Laure
« Je n’ai jamais été du genre à me jeter dans le vide sans filet, mais cette expérience entrepreneuriale m’a aussi appris à prendre des risques en ne contrôlant pas tout à 100%. »
Portrait
Pierre-Antoine
« Avec le temps, certains de mes voisins ont développé une allergie au jazz manouche, du coup je viens jouer dans ce magnifique parc pour ne pas les déranger. »
Article
Walter
« À mon retour en Suisse, je me suis presque interdit de boire du café tellement il ne me convenait pas. Alors je me suis dit, pourquoi ne pas le faire moi-même ? »
Lully
Commerçant·e·s